Du WEC à la F1, Alonso et Hartley s’adaptent

Angélique Belokopytov/ mai 10, 2018/ Dans les allées du Paddock/ 0 comments

Il ne fait nul doute que Fernando Alonso est parmi les pilotes les plus complets sur la grille. Il l’a encore prouvé en remportant les 6 Heures du championnat d’endurance à Spa-Francorchamps entre deux week-ends F1. À ses côtés dans le Paddock, un certain Brendon Hartley a également expérimenté le WEC avec succès. Alors, WEC ou F1 ?

Lorsqu’on lui pose la question quant à savoir s’il doit se réadapter à la monoplace après ses premiers tour bouclés en WEC, Fernando répond clairement : non. « Au contraire, j’ai plutôt du mal lorsque je passe d’une F1 au WEC, simplement parce le style de conduite est complètement différent. Par contre, quand ça va dans le sens inverse, je ne pense pas avoir besoin d’une quelconque adaptation. Je me sens directement à l’aise avec tout. C’est quand même le milieu dans lequel j’ai appris et mon style de conduite est développé pour la F1, donc je m’attends à ne pas avoir de problème à mon retour derrière le volant de la monoplace. »

©Jurek Blegus - Belga Image

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Alonso ne peut donc renier son école et c’est toujours en F1 qu’il se surpasse. « Je pense que je plus proche de mes limites personnelles dans une F1. Tu as besoin de maximiser, de toucher la perfection tour après tour. C’est ça le style de la Formule 1. En WEC, tu dois être super-flexible, et avoir l’esprit super ouvert sur tout. Tu ne vas pas réaliser le même tour sur six heures. Tu vois avoir du trafic dans différents endroits, tu auras des conditions différentes, des pneus plus ou moins usés, tu peux tout avoir. »

C’est ce qui plait à l’Espagnol, devoir s’adapter et apprendre. « Cette flexibilité en termes de conduite, ça, je pense que c’est bien pour moi. Cette adaptation que tu dois faire, tu dois la faire très vite. Je pense à Brendon, qui a plus d’expérience que moi, je pense qu’il pourra confirmer que c’est ce qui rend le WEC si spécial : ce côté où tu dois t’adapter à chaque tour, avoir différents types de pilotage et surtout le côté imprévisible de la course jusqu’au drapeau à damier. C’est ça qui est beau, pour le sport, pour le style de conduite et pour les spectateurs. »

Alonso l’évoque, le deuxième pilote présent en F1 et qui a expérimenté le WEC, c’est Brendon Hartley. Après avoir suivi les débuts classiques du karting et de la monoplace, le Néo-Zélandais s’est tourné vers l’endurance en 2014 aux côtés de pilotes tels que Mark Webber ou encore Timo Bernhard. Au volant de la Porsche 919 Hybrid, Brendon vole vers le succès. Couronné champion en 2015 et 2017, il signe également une victoire aux légendaires 24 Heures du Mans la même année. Même s’il partage certaines idées avec Alonso, pour lui, le WEC ne représente pas la même chose.

« C’est vrai, il y a beaucoup de diversité dans les courses d’endurance, notamment à cause du trafic. Par contre, pour moi, c’était plutôt l’opposé l’année dernière : je me sentais tellement à l’aise dans une voiture WEC avec les pneus Michelin sur quatre roues motrices et tout ce qui va avec une LMP1 Hybride. Donc, j’étais un peu plus confus à mon retour dans une F1. C’est pourquoi, quand j’ai eu cette opportunité d’être en F1 cette année, il était évident pour moi que j’allais essayer de courir Le Mans et le WEC en même temps. »

©Motorsport.com

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Cependant, le Néo-Zélandais reconnaît qu’un tel programme demande mûre réflexion. « Evidemment, je suis à une autre étape de ma carrière que Fernando mais ça demande beaucoup de concentration et du travail acharné pour réaliser un week-end F1 parfait. Je pense que les deux compétitions sont aussi difficiles l’une que l’autre mais de façon différente. Là où je ne suis pas d’accord avec Fernando, c’est que j’ai la sensation qu’en WEC, tu es aussi à la limite sur chaque tour. Mais comme il a dit, il a des variantes qui ne sont pas les mêmes qu’en F1. Ce sont des compétitions différentes qui ont leurs similitudes. »

Angélique Belokopytov

 

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About Angélique Belokopytov

Le ronronnement des moteurs m'a bercée depuis ma plus tendre enfance et rythme mon quotidien. Amoureuse de la course et du journalisme depuis des années, vivre de ces deux passions m’apparaît comme une évidence. Comme Schumi l'a dit un jour: “I’ve always believed that you should never, ever give up and you should always keep fighting even when there’s only a slightest chance.”

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