« B » comme Benetton, « B » comme Brawn

Angélique Belokopytov/ mai 9, 2018/ Séries/ 0 comments

SERIE. Ces dernières années, la Formule 1 ne peut se dissocier d’un nom britannique qui a fait son histoire : celui de Ross Brawn. L’actuel directeur technique et sportif de la discipline a marqué le championnat grâce à ses compétences d’ingénieur. Mécanicien, directeur technique ou encore directeur d’écurie, la plupart des voitures et des pilotes qui ont roulé sous sa coupe ont gouté au succès. La série du mois de mai se penche sur les cinq chefs d’œuvre de Ross Brawn.

Après avoir réussi à couvrir de succès deux écuries dans des temps records, Ross Brawn fait parler de lui. Flavio Briatore autorise l’homme aux prototypes Jaguar, Tom Walkinshaw, à emmener avec lui le Britannique au sein de Benetton, où il prend le rôle de directeur technique. 1991, c’est aussi l’année de l’arrivée d’un certain Michael Schumacher. Un vent frais souffle au sein de l’écurie. C’est également le début d’un duo légendaire de la Formule 1.

©Gettyimages

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Il faut un peu plus de temps à Brawn pour concevoir une voiture qui domine tous les circuits. Il applique la politique du step by step et cela fonctionne. Schumacher remporte le Grand Prix de Belgique en 1992, ensuite, celui du Portugal, en 1993. La Benetton permet à l’Allemand de tenir des résultats fiables, visant la quatrième place du championnat en 92 et la troisième la saison suivante. C’est en 1994 que la consécration arrive : le jeune Michael remporte le titre. Mais cette saison est entachée de soupçons divers de tricheries sur la voiture, d’accrochages, de disqualifications et de suspensions. Finalement, ce trophée mondial représente le fruit du travail acharné qui réchauffe les cœurs mais le titre conserve un arrière-gout plutôt amer.

1995, l’année du triomphe

Depuis l’arrivée de Brawn en 1991, la voiture a pris le temps de grandir et de murir. La Benetton se dote d’un moteur bleu-blanc-rouge, le meilleur du plateau. Renault rendra la puissance de cette voiture incontestable. La B195 signée Brawn-Byrne propulse à l’avant sa monocoque en fibre de carbone à coups de V10 à travers les dix-sept circuits de la saison. Les 750 chevaux survolent littéralement le tarmac. Les nuances de bleu dominent les adversaires qui ne peuvent que laisser filer vers l’avant cette voiture que rien n’arrête malgré quelques abandons durant l’année. Deux courses avant la fin, Michael égalise le nombre de victoires de Mansell sur la saison et est sacré champion. Le duo Herbert-Schumacher positionne la Benetton à la première place du championnat des constructeurs. La domination est incontestable. Cette B195 a de quoi marquer les esprits et personne ne peut imaginer que cette histoire puisse être de courte durée.

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Pourtant, l’appel d’une écurie mythique et historique ne se refuse pas. Schumacher se tourne vers Ferrari en fin de saison. Brawn et Byrne décident de rester fidèles à l’écurie une année supplémentaire. Berger et Alesi rejoignent l’équipe mais les B196 sont loin d’égaler les performances de leur grande sœur. Quelques problèmes de fiabilité vont finir par couper les derniers liens qui retenaient Brawn à Benetton. Il décide de suivre son champion protégé et rejoint le cheval cabré la saison suivante. Un tel duo ne pouvait pas laisser passer la chance d’inscrire encore un peu plus leurs noms dans l’histoire de la Formule 1.

Angélique Belokopytov

About Angélique Belokopytov

Le ronronnement des moteurs m'a bercée depuis ma plus tendre enfance et rythme mon quotidien. Amoureuse de la course et du journalisme depuis des années, vivre de ces deux passions m’apparaît comme une évidence. Comme Schumi l'a dit un jour: “I’ve always believed that you should never, ever give up and you should always keep fighting even when there’s only a slightest chance.”

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